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2010 - Aux sources du Trieux et du Blavet

dimanche 4 juillet 2010, par JCLB
MOTS-CLÉS :  / sorties / résistance / patrimoine

 

Cette année, c’est une partie de l’Argoat que la cinquantaine de participants découvre ce 6 juin.


Lanrivain et son enclos paroissial :

L’autocar nous dépose sur la place du bourg, à proximité de l’église Saint-Grégoire.
Quelques curieux sur le pas de leur porte s’interrogent sur notre provenance ; il faut dire que Lanrivain est hors des grands axes et les gens de passage doivent s’y faire rare...

Lanrivain Lanrivain

L’enclos paroissial est constitué d’un ossuaire du XVe siècle qui contient encore de nombreux ossements exhumés des tombes ; par le passé, ces os étaient entassés en vrac ; mais, ils ont été rangés, il n’y a pas longtemps, par catégories : crânes, tibias...
Sur la droite de l’église, le calvaire de 1548 et ses trois croix.
A noter que le cimetière entoure toujours l’église de Lanrivain.

Lanrivain - l'ossuaire Lanrivain - l'ossuaire Lanrivain - le calvaire


Le village se Saint-Antoine :
Il y a quelques années, les maisons constituant ce hameau étaient à l’abandon ; un projet ambitieux, impliquant des fonds européens, avait été envisagé, mais celui-ci a, finalement, été abandonné ; toutefois, dans le cadre de la "cristallisation" du lieu, certains bâtiments ont été réhabilités et les abords défrichés.
En contrebas et à l’écart du village, se dresse la chapelle de Saint-Antoine.
Certains d’entre nous remontent vers le car en passant par la petite fontaine.

Lanrivain, Saint-Antoine Lanrivain, Saint-Antoine Lanrivain, Saint-Antoine


Les jardins du Grand Launay :

Le propriétaire, Monsieur SCHALIT, nous y accueille et nous guide dans ce magnifique havre de verdure aménagé autour du manoir du XVIIe et de ses dépendances ; il nous raconte la "renaissance" du lieu : acheté il y a 35 ans, les propriétaires ont commencé par restaurer l’habitation puis se sont lancés dans la création du jardin, il y a 25 ans.

jardins du Grand Launay jardins du Grand Launay jardins du Grand Launay

Le résultat est magnifique ; le jardin est constitué de pièces successives utilisant beaucoup la présence de l’eau : on peut y découvrir une fontaine, un lavoir et une mare.

jardins du Grand Launay jardins du Grand Launay jardins du Grand Launay

Ce jardin est labélisé "jardin remarquable".
Le jardinier y décline, à plusieurs reprises, l’art topiaire.

jardins du Grand Launay

Déjeuner à Plésidy :

Nous repartons et passons par le bourg de Magoar ; malheureusement, le temps nous manque pour nous y arrêter...
Un délicieux repas, confectionné par l’Oasis, nous est servi dans la salle des fêtes de Plésidy.

déjeuner à Plésidy

Le maquis de Coatmallouen :

Nous avons la chance d’avoir parmi nous le général François BUDET, auteur de l’ouvrage "les patriotes de Coatmallouen" ; il connaît parfaitement bien le secteur puisqu’il est né à l’Étang Neuf en Saint-Connan en 1935... Il vient, par ailleurs, d’éditer un autre ouvrage, "l’âme de l’étang", dont tous les bénéfices sont reversés à l’association des anciens du maquis.
Nous faisons une halte à la stèle commémorant le maquis et au pied de laquelle ont été dispersées les cendres du lieutenant parachutiste SAS ROBERT après son décès.
Nous nous arrêtons à la chapelle Notre-Dame du Logou (XVe) dont la clé est en possession de François BUDET.

chapelle de Logou chapelle de Logou

Ce dernier nous y décrit avec beaucoup de sensibilité et de talent l’histoire du maquis dans laquelle la chapelle a tenu un rôle important puisqu’elle servit de cache d’armes des maquisards en juillet 1944.

chapelle de Logou chapelle de Logou

De l’abbaye de Coatmallouen, fondée en 1142 par des moines cisterciens de Bégard, il ne reste que des vestiges : la façade aux 21 fenêtres refaite au XVIIIe siècle...

abbaye de Coatmallouen abbaye de Coatmallouen

Musée de l’école de Bothoa :

Puis nous reprenons la route vers Bothoa et son musée de l’école rurale ; son créateur, Michel SOHIER, nous y accueille vêtu de sa traditionnelle blouse grise.

école de Bothoa : le maître

Nous replongeons plusieurs dizaines d’années en arrière : le maître nous fait mettre en rang, deux par deux, utilisant son sifflet à roulette pour ramener à l’ordre quelques élèves dissipés

école de Bothoa : en rang ! école de Bothoa : en rang !

puis il nous fait entrer dans la salle classe où nous retrouvons les objets de notre enfance : pupitres avec les encriers de porcelaine, tableau noir, cartes de géographie cartonnées accrochées au mur, le poêle au milieu de la classe.
Nous avons droit à une dictée et à sa correction.

école de Bothoa : la classe école de Bothoa : la classe
école de Bothoa : la dictée école de Bothoa : la dictée

La visite se prolonge par la découverte du logement de l’institutrice et un petit tour du musée adjacent à la salle classe ; un film d’époque réalisé par l’instituteur du lieu nous y est présenté.
Le musée accueille, en ce moment, une surprenante exposition de dessins d’élèves, "Pinceaux d’enfants, main de maître".

école de Bothoa : école de Bothoa :

La journée s’achève par un rafraîchissement servi à Saint-Nicolas-du-Pélem puis notre charmante "chauffeuse", Véro, nous ramène à Saint-Brieuc.

Véro




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