Accueil » Documentation » Bibliothèque du CG22 » L’émigration bretonne

L’émigration bretonne

mercredi 14 mai 2008, par JCLB
MOTS-CLÉS :  / migration / bibliotheque

 

Dans deux ouvrages édités en 1950, "Un siècle d’indigence" et "La dure existence des paysans et des paysannes", l’auteur avait exposé les causes sociales de l’émigration bretonne, se réservant d’exposer plus tard les causes économiques, techniques et psychologiques d’un état social douloureux.


L'émigration bretonne L’objet de la présente étude est de suivre les Bretons en émigration : voir où ils vont, quelles professions ils exercent, dans quelles conditions matérielles ils vivent.


Les sources de documentation sont : la statistique, les mémoires d’hommes d’action ou de chercheurs désintéressés, l’enquête auprès des autorités sociales, au sens que Le Play donnait à ce terme.
Tout en accordant une part prépondérante aux originaires des Côtes-du-Nord, cette étude a porté sur l’ensemble des Bretons émigrés.
Si, pour la période contemporaine, l’auteur ne nomme pas ses témoins, c’est à seule fin de ne pas leur causer d’ennuis pour des dépositions que d’aucuns pourraient leur reprocher d’avoir faites trop loyales à leur gré.
De même, dans l’enquête, menée en Bretagne, sur la situation actuelle, l’auteur a évité des désignations précises de communes qui eussent pu froisser des collectivités restreintes.
Parmi les faits rapportés, beaucoup paraîtront invraisemblables ou seront pénibles à entendre.
Pour ces deux raisons, parfois aussi à cause du caractère pittoresque de leur présentation ou encore à cause de leur profonde résonance comme valeur de témoignages, l’auteur cite textuellement les dépositions dont il fait état en tenant à en laisser toute la responsabilité à leurs auteurs.
Si, malgré ces explications, on trouve les citations trop nombreuses et trop longues, l’auteur répond en outre ceci : Plus les faits allégués risquent d’être taxés d’exagération, plus il convient de multiplier les témoins et d’établir leur unanimité.

Né à Dinan en 1903, ordonné prêtre en 1926, docteur ès lettres, Élie GAUTHIER enseigne la philosophie à l’école des Cordeliers jusqu’en 1947.


À partir de 1948, il fondera la Trinité spirituelle bretonne de Paris avec :

  • la Mission bretonne d’Ile-de-France,
  • l’Entraide bretonne de la région parisienne,
  • Dialogue et Amitié.

Il se retire à Trévé en 1977, où il décèdera en 1987.


Les ouvrages consultables à la bibliothèque du Centre Généalogique des Côtes-d’Armor





Les articles de cette rubrique

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 100